Avec ce blocage ciblé, exigé par Canal+ et beIN, le régulateur entend compliquer la vie des amateurs de matchs gratuits qui se rabttent sur les VPN pour contourner les restrictions imposées par les opérateurs. Si cette offensive pèse aujourd’hui sur les fournisseurs de VPN, c’est parce qu’elle repose sur un cadre légal désormais solide. Ces dernières années, la loi a renforcé les pouvoirs de l’Arcom pour accélérer les injonctions de blocage et suivre les sites miroirs, ces copies qui ressurgissent sitôt qu’une adresse pirate disparaît. Les services concernés ont tenté de contester la compétence du tribunal et d’invoquer le droit européen, sans succès. Fin juillet, Canal+ a obtenu une nouvelle décision visant cette fois les retransmissions de Formule 1, avec obligation pour les mêmes prestataires de mettre en place un blocage rapide pour les utilisateurs situés en France.