Si plusieurs États membres soutiennent ces mesures, elles sont critiquées par des partis de gauche et des ONG, Amnesty International dénonçant une approche “court-termiste” et une obsession européenne de bloquer les arrivées et multiplier les retours, au détriment des droits humains. L’UE souhaite également élargir ses partenariats avec les pays d’Afrique du Nord, sur le modèle des accords conclus avec la Tunisie, l’Égypte et la Mauritanie, et négocie actuellement un accord similaire avec le Maroc. L’objectif : freiner les départs migratoires et faciliter le retour des ressortissants en situation irrégulière, en échange d’aides financières et d’investissements massifs. Ainsi, cette nouvelle politique européenne marque un tournant stratégique, combinant pression sur les pays d’origine, expulsions renforcées et révision des visas pour contrôler l’immigration. Tunisiens, Algériens, Marocains et autres ressortissants africains sont directement concernés par ces mesures, qui auront des impacts sur les flux migratoires, la mobilité légale et les relations diplomatiques entre l’Europe et les pays du continent africain.