Pour l’analyste politique, interrogé sur i24NEWS, cette tragédie révèle un dysfonctionnement structurel profond entre l’État israélien et une partie de la société orthodoxe. Selon lui, la société orthodoxe fonctionne depuis des années comme un « État dans l’État », bénéficiant d’une forme d’extraterritorialité de fait. « Les règles, les lois et les normes de sécurité y sont partiellement suspendues », explique-t-il, en raison d’un accord tacite entre les dirigeants communautaires et le pouvoir politique : autonomie interne contre soutien parlementaire. Il cite notamment l’entrée au gouvernement de figures ouvertement hostiles à la conscription des haredim, au prix d’un affaiblissement supplémentaire de l’autorité de l’État et de ses normes. » Une lecture sans concession, qui replace le drame de Romema au cœur d’un débat politique et sociétal majeur en Israël.