Ce jour-là, les Binchoises avaient pourtant respecté les règles fixées par l'ADF et la Ville : accordéon uniquement à l'intérieur, itinéraire communiqué, sortie autorisée. "Ce n'est pas par peur ou par dépit", nous précise Joëlle Brison, membre des Colombines. Et elles n'oublient pas les commerces qui les soutiennent. Elles avancent, parfois bousculées, mais toujours convaincues qu'"on ne change pas la fête, on l'agrandit". Et qu'au bout du chemin, il y a une place à écrire pour les femmes dans l'histoire vivante du carnaval.