Une centaine de personnes ont réclamé, jeudi en fin de matinée à Toulouse, la libération du journaliste français Christophe Gleizes, emprisonné en Algérie, ouvrant une journée de mobilisation qui doit s'achever par un concert de soutien organisé au Bataclan par Reporters sans frontières. L'arrestation de Christophe Gleizes sur des "motifs fallacieux" est "profondément injuste", a dénoncé la conseillère régionale Emilie Dalix, venue représenter la présidente socialiste de la région Occitanie Carole Delga, devant notamment le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, et le député insoumis de Haute-Garonne, François Piquemal. "Christophe n'a fait qu'exercer son métier (...) il n'est coupable de rien", a fustigé Romain Amalric, de l'Union des journalistes de sport en France (UJSF). Le billet d'entrée coûte 9,50 euros et "100 % des bénéfices seront reversés à RSF pour la campagne de libération dédiée à Christophe Gleizes", a indiqué l'organisation de défense de la presse. La mère du journaliste sportif, Sylvie Godard, a transmis une demande de grâce au président algérien Abdelmadjid Tebboune, et Christophe Gleizes a par ailleurs formé un pourvoi en cassation pour obtenir un nouveau procès.