Sans ces modifications, qui dégradent les chiffres, la hausse du nombre de chômeurs aurait été limitée à 2% sur le quatrième trimestre et à 1,7% sur l'année. "C'est une forte dégradation au quatrième trimestre et elle n'est pas liée à la loi plein emploi, elle est vraiment liée à une dégradation du marché du travail", estime l'économiste. Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité a atteint en moyenne sur le trimestre 3,35 millions, contre 3,26 millions au trimestre précédent. En tenant compte des chômeurs exerçant une activité partielle (catégories A, mais aussi B et C), la hausse s'élève à 1% sur le trimestre et 4,8% sur l'année. En prenant en compte les nouveaux publics inscrits et le nouveau régime de sanctions, le chômage des jeunes a explosé sur l'année, avec une hausse de 23,6% en catégorie A, mais l'augmentation s'est ralentie en fin d'année, à 1,7% sur le seul quatrième trimestre.