Ce mot anglais, qui désigne à la fois le soin, l’attention, la sollicitude, renvoie à une réalité universelle, mais souvent invisible, du travail des aidantes et aidants, rémunéré ou non, qui soutiennent la vie au quotidien. En appelant à une stratégie nationale dédiée à l’économie du soin, il propose une réponse concrète aux impasses d’un modèle productiviste qui a trop souvent sacrifié l’humain à l’autel de l’efficacité. Social, ensuite, de précarité endémique pour celles et ceux qui prennent soin, sans cadre, sans reconnaissance, sans droits. Il crée de la richesse, soutient la productivité et stabilise la société.Pourtant, il reste encore trop souvent invisibilisé dans nos statistiques, nos budgets, nos priorités. Il ne s’agit pas de monétariser la solidarité, mais de reconnaître que prendre soin est un acte collectif, un choix politique.