Or, en milieu professionnel, la fréquence et le niveau des expositions aux PFAS sont potentiellement plus élevées que dans la population générale. L'INRS a mené une enquête pendant deux ans, à l'aide d'un questionnaire en ligne adressé à des centaines d'entreprises, parmi lesquelles des producteurs de PFAS, des fabricants de produits contenant des PFAS, ainsi que la filière de traitement des déchets. L'INRS a d'abord ciblé les secteurs d'activité utilisant les PFAS. Nombre d'entreprises "éprouvent des difficultés à identifier le fait qu'elles utilisent des PFAS ou des produits qui en contiennent ou qu'elles traitent des déchets qui en contiennent", explique à l'AFP Myriam Ricaud, responsable du pôle risques chimiques à l'INRS. "Bien souvent, (...) n'est pas mentionné le fait que la substance est un PFAS ou que le mélange contient des PFAS", indique Mme Ricaud, qui déplore "un frein pour la prévention des risques associés" aux polluants éternels.