Ce manque de coordination, cette incapacité à dépasser les divergences tactiques et personnelles, a coûté cher à l’opposition, mais surtout à une population ivoirienne fatiguée d’un régime caractérisé par une gestion clanique et exclusive des affaires publiques. Une perte sèche qui affaiblit davantage encore le camp de l’opposition à l’Assemblée nationale et renforce mécaniquement le pouvoir en place. Depuis le décès d’Henri Konan Bédié, il est le doyen de l’opposition ivoirienne. Il pourrait — et devrait — prendre l’initiative d’appeler l’ensemble des forces de l’opposition à une union historique, non pas autour d’un homme, mais autour d’un projet commun de libération nationale. L’heure est à l’unité, à la responsabilité et à la reconstruction nationale.