De larges réparationsPierre d'Argent, professeur à l'Université catholique de Louvain, en Belgique, a déclaré à la cour que la Gambie sollicitait un éventail de mesures correctives qu'il a brièvement décrites. Je pense que ce serait une mesure très radicale de la part de la Cour ». Mais, souligne-t-il, « je ne vois aucun cas contentieux où la Cour ait fait quelque chose qui s'apparente à ce que demande ici la Gambie ». Mais, selon Becker, « le vrai problème ici est que ce que demande la Gambie – le droit à la pleine citoyenneté, par exemple – n'est pas réellement nécessaire pour garantir la protection des droits des Rohingyas en vertu de la Convention sur le génocide, ni pour que le Myanmar respecte ses obligations en vertu de cette convention. Des formes élargies de réparation équitable allant jusqu'à la citoyenneté [pour les Rohingyas] dépassent ce que la Cour se sentirait habilitée ou à l’aise de faire.