"Le procureur nous indique la possibilité de poursuivre notre action en justice par d'autres voies pour qu'un procès ait bien lieu", poursuivent-ils. "Nous démontrerons que nous avons été victimes d'espionnage malveillant et que nos propos ont été manipulés et interprétés pour nous nuire et nuire au service public de l'audiovisuel à travers une opération qui n'a rien de journalistique". Selon une source proche du dossier, le parquet a indiqué aux avocats des plaignants que l'enquête n'a pas permis d'identifier l'auteur de la vidéo révélée par L'Incorrect en septembre dernier. Dans la foulée, une commission d'enquête parlementaire a été ouverte à la demande de l'UDR d'Eric Ciotti, allié du Rassemblement national (RN) qui prône une privatisation de l'audiovisuel public. L'enquête du parquet avait été ouverte notamment pour "atteinte à l'intimité de la vie privée" et "reproduction d'information fausse de nature à troubler la paix publique".