Prévenir les viols conjugaux en mettant fin à une ambiguïté juridique ancienne : les députés ont voté mercredi 28 janvier à l'unanimité pour entériner dans le droit l'absence de tout "devoir conjugal" au sein du mariage. "Droit de cuissage", "passer à la casserole", autant d'expressions qui montrent "tout le poids de cette notion de devoir conjugal qui persiste dans notre société", selon Marie-Charlotte Garin. "C'est cette croyance que l'on devrait à l'autre des relations sexuelles ou qu'on serait en droit d'en exiger dans le cadre du mariage, en particulier, et du couple, en général", a lancé la députée à la tribune. À lire aussiFin de vie : la proposition de loi sur l'aide à mourir rejetée par le SénatDans le Code civil pourtant, quatre devoirs découlent du mariage : la fidélité, le secours, l'assistance et la communauté de vie. Mais une jurisprudence ancienne a parfois assimilé la communauté de vie à une "communauté de lit", laissant subsister l'idée d'un prétendu "devoir conjugal".