Selon lui, le matériel n'est pas « la partie la plus difficile (…) Le véritable goulot d’étranglement, c’est le logiciel ». La stratégie de Meta repose sur la création d’une plateforme logicielle destinée à être utilisée par d’autres fabricants, à la manière de Google qui fournit Android aux constructeurs de smartphones. Comme l’explique Andrew Bosworth, « le fait que nous soyons fabricants de matériel m’importe peu », l’important étant que « le robot respecte ces spécifications ». Pour rendre ce modèle possible, le Superintelligence AI Lab travaille avec l’équipe robotique à l’élaboration d’un « world model », un système capable de simuler le fonctionnement d’une main. Cependant, comme le souligne Bosworth, « la boucle de capteurs n’existe pas », ce qui oblige Meta à constituer de toutes pièces les ensembles de données nécessaires pour entraîner ces modèles.