Pour son premier jour à la lumière, si l’on ose dire, après quatre ans et demi à l’isolement complet à la prison de Seysses, on n’entend : « Il ne se laisse pas abattre ». Il ne bronche pas, ne gesticule pas, ne s’emporte pas, ne hausse pas les épaules et jette parfois un regard clair et assumé dans la salle. Il ne s’analyse pas. Il édulcore les fessées, parfois une centaine, reçues par son père : « Il ne savait pas sa force. Il ne l’a pas fait exprès.