À en juger par le dernier rapport européen sur la santé, la France reste à la traîne dans le domaine de la prévention. Notre pays est historiquement orienté sur le curatif : le préventif représente moins de 2 % des dépenses de santé. Malheureusement, tout cela procède par 'compartiments' : le coeur, le sein... Or les facteurs de risque se recoupent souvent. Le grand public connaît surtout la prévention secondaire : on cherche une maladie existante mais dont le patient n'a pas encore ressenti les symptômes. D'autant que le passage à la retraite impacte souvent la santé, avec une possible bascule.